On est tous faits de molécules – Susin Nielsen / Une bouteille dans la mer de Gaza – Valérie Zenatti

On est tous faits de molécules

Un roman à deux voix. D’un côté Stewart surdoué qui a perdu sa mère et dont le père a rencontré quelqu’un. De l’autre, Ashley dont le père a quitté sa mère parce qu’il est homosexuel. Ils vont être réunis puisque le père de l’un est en couple avec la mère de l’autre et décident d’emménager ensemble.

Clairement l’histoire n’aurait que très peu d’intérêt sans le personnage de Stewart (qui n’est pas sans rappeler August dans Wonder). Il est intelligent et très sensible, il perçoit le monde à sa manière. Son décalage, appelons le ainsi, avec la société le rend attachant et drôle. Ce qui n’est pas le cas de sa charmante demi sœur qui nous parait nettement moins sympathique. Un personnage plat et sans réel intérêt, véritable peste sans âme bon d’accord j’exagère « très légèrement » mais c’est vrai qu’elle n’apporte pas grand chose à l’histoire.

L’avantage des deux personnages c’est que cela apporte une diversité dans le récit. Autre intérêt, le roman aborde des sujets très divers et importants tels que l’homosexualité, le deuil, la maladie, les familles recomposées…

Quelques citations:

Celle ci est d’Einstein mais avait parfaitement sa place au moment où Stewart l’a cité

Le monde est dangereux à vivre; non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.

 

Les molécules sont constituées d’atomes. Quand quelqu’un meurt, ses molécules se décomposent, mais pas leurs atomes. Donc, mettons qu’un atome de carbone fasse partie d’une molécule de la jambe de quelqu’un. Quand cette personne meurt, cet atome peut aller rejoindre une molécule d’autre chose, par exemple une fleur, ou même un autre être humain. […]
Je trouve ça plutôt beau. Tout est lié, toutes les choses, tous les gens
Si j’ai mis cette citation c’est parce qu’elle représente un aspect de la philosophie de Stewart que je trouve super intéressante. Pour lui chaque personne laisse un peu d’elle partout où elle passe. C’est particulièrement émouvant dans l’histoire puisque sa mère est morte et donc chacune des molécules d’elle flottent autour de Stewart. Ca lie les gens d’une façon imperceptible, je trouve ça beau. Et ça explique le titre. Pour moi le titre représente deux choses, la philosophie de Stewart que je viens de vous présenter et son côté scientifique qui montre l’aspect physique.

Autre roman, autre atmosphère, Une bouteille dans la mer de Gaza

C’est une journée presque devenue normale à Jérusalem, un kamikaze dans un café, des victimes et les infos qui tournent en boucle. Pourtant Tal refuse de s’habituer à ce climat d’horreur et a un jour l’idée d’écrire une lettre pour partager ce qu’elle vit, son espoir, sa peur, ses souvenirs et sa désillusion. Elle la glisse dans une bouteille et demande à son frère qui fait son service militaire à Gaza de la jeter dans la mer, espérant que quelqu’un de l’autre côté la trouvera.

Un échange inévitablement d’actualité puisque cette lettre va devenir le début d’une discussion animée entre un palestinien et cette jeune israélienne. Deux jeunes que tout oppose mais qui vont être réuni par une même envie de paix. Un roman épistolaire moderne illustrant la réalité brutale des civils dans le conflit israélo-palestinien.

Ils lient une amitié particulière parce qu’ils ont des points de vue différents mais au fil du temps ils dépassent leurs différences et leurs à priori pour échanger. Le mode épistolaire est mis au goût du jour avec l’utilisation d’emails mais est entrecoupé de réflexions personnelles de chaque personnage. On découvre l’envers du décor, celui qu’on ne voit pas aux infos, la vie de deux jeunes dans ce conflit. Opposés par des conflits qui ne sont pas leurs choix, influencés par les avis politiques de leurs proches et les évènements qui se déroulent autour d’eux, leurs échanges sont parfois houleux mais ils ont pourtant un rêve commun: être libre et voir leur pays en paix.

Ce récit est court mais fort. L’auteur n’a pas besoin d’utiliser de grandes expressions compliqués et hyperboliques. A l’aide d’un vocabulaire simple elle transmet un fort message de paix et d’espoir. Elle casse toutes les frontières qui séparent en apparence Tal et Naïm et nous aide à comprendre ce que représente pour les civils l’horreur du conflit israélo-palestinien.

Je ne peux que vous conseillez Une bouteille dans la mer de Gaza, je vous met quelques citations pour vous encourager à découvrir ce roman rempli d’espoir

Je voudrais mettre le silence à fond, mais comment fait-on?

 

Mon père a dit, comme s’il lisait dans mes pensées:

Un paysage peut nous apaiser, être plus fort que nos tourments parce qu’il est vaste, et que nous retournons à notre minuscule dimension face à lui.

 

Le jour où je travaillerai dans un hôpital uniquement pour des patients qui auront le cancer, une maladie du coeur, des jambes cassées, ça voudra dire que tout va bien, qu’on a un pays normal. Ca fait trois ans qu’on soigne les blessés par balles, par éclats de missile. Quand j’ai choisi de devenir infirmier, je pensais soulager les souffrances inévitables, celles qui proviennent du dérèglement mystérieux des corps, pas du dérèglement des hommes. Qui va arrêter ça? Et quand?

 

Marine 🙂

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L’Aube sera grandiose

« Les secrets remontent toujours à la surface »

Nine quasiment seize ans avait prévu d’aller à la fête de son lycée ce soir, sauf que Titania sa mère en a décidé autrement ce soir, elle lui révèlera ce passé dont elle ne lui a jamais parlé. Cette cabane au bord du lac est remplie de souvenirs et en une nuit, la mère et sa fille vont lever le voile sur leur passé familial dont Nine ne savait rien. Une nuit de révélations, de secrets révélés, de personnages forts et déterminés…

La particularité de ce récit est que l’histoire se déroule sur une seule nuit. Pourtant on ne reste pas bloqués dans le présent puisque l’auteur mêle passé et présent pour que Nine comprenne d’où elle vient. Les pages s’enchainent rapidement, illustrant la complicité d’une mère et sa fille. En parlant d’illustration la fille d’Anne-Laure Bondoux a dessiné des moments du récit; des morceaux d’anciens catalogues, qui symbolisent tous un souvenir, un fragment de vie.

Les personnages se découvrent au fur et à mesure du récit à travers le regard d’une mère qui raconte une partie de son passé qui était resté jusque là caché. Le récit est dynamique, fluide, surprenant de part les événements et la chute. Un roman de vie qui trace le portrait d’une famille particulière. Un roman envoutant qui nous fait voyager à travers des souvenirs.

Un livre très agréable à lire, avec un titre et une couverture magnifique!

Anne Laure Bondoux, une belle découverte!

Il y a différentes sortes d’histoires, non ? Celles qui font rire et celles qui font pleurer. Celles qui posent des questions, et celle qui y répondent. Celles qui empêchent de dormir… et celles qui apaisent.
Si ça te tient à cœur, tu dois essayer. Il faut toujours essayer.

Celle dont j’ai toujours rêvé – Meredith Russo

Secret…

Amanda cache quelque chose que peu de gens savent.

Elle déménage, prête à commencer une nouvelle vie dans un nouveau lycée.

Elle va tomber amoureuse de Grant qui a tout pour être le garçon parfait.

Sauf que…

Avant elle s’appelait Andrew.

 

Celle dont j’ai toujours rêvé aborde le sujet, comme vous l’avez sûrement compris avec la petite introduction, la transexualité. Ici Andrew ne s’est jamais senti garçon et a décidé d’entreprendre une démarche afin de changer d’apparence et d’être suivi médicalement pour devenir Amanda, celle qui l’a toujours été au plus profond de lui, afin de devenir celle dont il a toujours rêvé.

Au début du roman elle arrive chez son père qui avait refusé de la voir et de lui parler depuis qu’elle a entamé le long processus pour devenir Amanda six ans plus tôt. Maintenant qu’elle est ce qu’elle voulait être, elle a changé de lycée et tourne une page de sa vie dans un nouveau lycée, où personne ne saurait et où elle n’aurait rien à craindre (car dans son ancienne école elle était gravement harcelé par les autres élèves). Tout semble bien commencer sauf qu’elle tombe amoureuse. Comment expliquer alors à son premier amour qu’elle n’a pas toujours été ainsi.

Un roman avec un message fort. Je n’avais jamais lu de roman abordant le sujet de la transsexualité. Ce fut donc une découverte car en plus d’aborder un sujet dont je ne sais peu de choses, le personnage principal est au lycée, ce qui nous donne un point de vue particulier par rapport à un adulte qui lirait ce livre.

Je l’ai lu d’une traite. C’est un livre qui nous accroche et dont on ne peux séparer tant que l’on ne l’a pas terminé. Amanda est un personnage auquel on s’attache rapidement. Elle évolue dans un univers qui lui plait pourtant elle est toujours un peu sur ses gardes pour ne pas dévoiler son secret. C’est triste d’imaginer que tant de personnes s’opposent ferment aux transexuels/ transgenres. En lisant on se rend compte à quel point l’ancienne version d’Amanda, était malheureuse en tant que garçon. Je ne vois où est le problème si un garçon se sent fille pourquoi est-ce que la société le rejetterait? Nous sommes tous différents et c’est une chance, pourquoi vouloir tout controler depuis la nuit des temps. Une femme est libre d’aimer un homme ou une femme ou un homme qui se sent femme. Nous avons chacun des sentiments pourquoi vouloir obliger les autres à penser comme soi. Je vous encourage à lire ce livre car il fait réfléchir et est très bien écrit. C’est vrai que parfois il y a quelques clichés sur la vie américaine et le personnage d’Amanda mais je pense que Meredith Russo est restée généraliste afin de toucher plus de lecteurs avec son récit. La fin est touchante, le livre est touchant. Meme si il ne faut pas tout généraliser à partir de ce roman, il nous aide à comprendre le parcours des personnes transsexuelles.

Les cigales chantaient avec insistance dans le soleil couchant. Un jour, j’avais lu qu’elles vivaient sous terre la majorité de leur vie avant de sortir une fois adultes et de passer leurs derniers jours dehors. Serait-ce mon cas ? Allais-je vivre presque toute ma vie cachée, sans jamais voir le monde ?

« Je n’ai plus peur de vivre, mais j’ai peur que les gens me fassent du mal. »

 

Dans la combi de Thomas Pesquet – Marion Montaigne

Quoi de mieux pour commencer 2018, qu’un article sur une bande dessinée qui parle de Thomas Pesquet? On peux difficilement faire mieux, alors pour mon retour sur le blog, je vous propose un article qui va vous faire voyager… Dans l’espace (rien que ça)!

Cette bande dessinée a donc été réalisée par Marion Montaigne, connue pour ses dessins humoristiques sur son blog « Tu mourras moins bête » avec pour but d’expliquer des raisonnements scientifiques ou de répondre à des question du quotidien. Ses dessins ont d’ailleurs même été adapté pour Arte avec Le professeur Moustache. C’est comme ça que j’ai découvert son travail.

Je suis depuis longtemps intéressée par l’espace et j’avais suivi l’aventure de Thomas Pesquet avec intérêt. Alors bien évidemment je ne pouvais qu’avoir très envie de découvrir cette BD.

Marion Montaigne retrace donc toutes les étapes de la sélection du cosmonaute jusqu’à son retour sur Terre. Elle a suivi Thomas Pesquet pendant les deux dernières années de sa formation traversant même les frontières jusqu’à Cologne, Houston et Baïkonour (Kazakhstan).

J’ai adoré cette bande dessinée. La raison est simple, c’était extrêmement enrichissant de pouvoir découvrir en profondeur la vie d’un astronaute dans la station internationale bien évidemment puisque Thomas Pesquet et Marion Montaigne répondent à de nombreuses questions mais aussi de découvrir toute la charge de travail immense qu’il y a avant le décollage. Cette phase de sélection longue et difficile avec des tests psychologiques, mathématiques et bien d’autre tous plus difficiles les uns que les autres. Les dessins sont drôles, certains très précis et d’autres très beaux dans l’espace. On comprend ce que vit vraiment l’astronaute rendant parfois absurde des passages de film.

Avec cette bande dessinée on se rend compte que même si c’est quelque chose d’absolument magique d’aller dans l’espace, c’est surtout beaucoup, beaucoup de travail et de détermination pour aller jusqu’au bout.

La dessinatrice et l’astronaute démystifient  le mythe de l’astronaute en utilisant un style décapant bien à elle et ça fonctionne.

Je vous la recommande fois 1000 et vous laisse sur une citation qui m’a fait sourire

La Nasa est à l’astronaute ce que Poudlard est à Harry Potter… Mythique !

 

 

Le Réseau Corneille – Ken Follett

Nous sommes fin mai 1944, les alliés depuis l’Angleterre préparent le débarquement. Betty, major de l’armée anglaise, a pour objectif de détruire un centre de communication allemand situé dans un petit village français près de Reims, du nom de St Cécile. Sa première tentative se solde d’un échec et rentre en Angleterre déterminée à réussir sa mission. Elle a pour se faire, voler le laissez-passer d’une femme de ménage sur place et présente son nouveau projet de sabotage à ses supérieurs. Avec l’aide d’un de ses supérieurs elle va constituer une équipe atypique, composée de femmes dont les candidatures avaient été rejeté pour l’armée pour différentes raisons ou qui n’ont rien à voir avec l’armée. Elles n’ont qu’une semaine pour réussir leur mission. La situation est déjà compliquée, mais les jeunes femmes ignorent qu’en France, un agent de renseignement nazi a eu des informations sur leur projet et attend de pied ferme les Corneilles…

Ce roman m’a vraiment beaucoup plu. Il est d’abord très intéressant du point de vue historique puisque même si c’est une fiction, Ken Follet, (l’auteur) a du faire beaucoup de recherches pour que son histoire soit la plus réaliste possible. (NB : je ne sais pas si la brigade décrite dans le roman et ses personnages ont existé, peut-être sont-ils inspirés d’une histoire vraie ?) Pendant le temps du roman, on a vraiment l’impression d’être plongé en 1944, pendant l’Occupation. Ce livre met en avant les femmes qui ont eu un rôle très important pendant la Seconde Guerre Mondiale mais que l’Histoire semble avoir (encore) oublié. Le livre se déroule sur une période de dix jours mais avec tout les événements qui prennent place durant cette période, j’avais du mal à réaliser qu’il s’est passé tant de choses en si peu de temps.

J’ai également beaucoup apprécié la double narration si l’on peut dire ainsi, puisque d’un côté nous avons Betty, anglaise, qui doit saboter un centre de communication allemand et s’infiltrer dans une branche de la Résistance française et de l’autre côté un agent nazi Dieter. Même si évidemment on se sent bien plus proches de Betty c’était intéressant d’avoir son point de vue à lui. Les deux points de vue nous permettent d’avoir deux points de vue complétements différents mais qui nous aident à mieux comprendre les différents événements. L’histoire n’aurait pas été la même sans Dieter et inversement sans Betty.

C’est donc un livre que je recommande surtout si vous êtes intéressés par la Seconde Guerre Mondiale! Par ailleurs, ma lecture actuelle est également sur ce sujet alors à bientôt pour un nouvel article!

 

Marine

PS/ Je sais bien que j’ai été longtemps absente d’ailleurs l’été des 20 défis est un peu tombé à l’eau mais ce n’est pas grave je suis de retour avec pleins d’articles en prévision!

Le prédicateur Camilla Läckberg

#L’étédes20défis
Défi n°4 terminé- Lire un livre d’un auteur européen
Hey!
Aujourd’hui cette lecture s’accompagne d’une double découverte. Puisqu’en effet j’ai découvert une écrivaine suédoise, Cämilla Lackberg et la Suède par la même occasion plus précisément les alentours de attention ouvrons les parenthèses « Fjällbacka ».
Cette charmante petite ville situé près de la mer, très apprécié par les touristes cache pourtant pas un mais plusieurs cadavres… Dans les rochers, on retrouve le cadavre d’une jeune femme ainsi que deux squelettes. Tout coincide sauf que petit « problème » les squelettes des autres jeunes femmes étaient porté disparues depuis vingt quatre ans…
Le sympathique inspecteur Patrik Hedström est chargé de cette enquête qui promet de ne pas être facile à résoudre. Surtout qu’on est en plein été et que cet découverte pourrait faire fuir les touristes et faire chuter l’économie locale. Une découverte également stressante pour sa petite amie qui est enceinte et qui ne pourra donc pas vraiment compter sur le soutien de Patrik. Pour faciliter le tout, la famille Hult semble être placé au cœur de l’attention. Une famille dont la réputation s’est construit autour du grand père qui avait des dons de magnétiseurs et qui accompagné par ses jeunes fils guérissaient les malades. Depuis ce temps là, et la mort par suicide inexpliquée d’un de leur membre , la famille est divisée en deux clans et se détestent respectivement.
Oula. Déjà avec le résumé on se doute que cette histoire ne sera pas simple. L’auteur nous propose de voir évoluer l’affaire à travers le point de vue d’une multitude de personnages. j’avais très peur en commençant de me perdre dans les noms suédois, les rôles des personnages et de ne plus rien y comprendre. Mais alors j’ai été agréablement surprise. Parce que l’auteur ne nous perd pas dans des descriptions interminables.

Elle nous donne pas mal d’informations mais elle en régule le flot très précisément. Ce qui fait qu’on ne peut pas savoir que s’est-il vraiment passé. C’est vraiment très addictif comme lecture. On a une bonne dose de suspens, les personnages interviennent tour à tour, toujours dans le même ordre. Cela fait un peu comme une boucle qui nous permet d’avoir une sorte de vision à 360° de la résolution de l’affaire.
J’ai ADORE ce roman policier, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un si bon roman policier et j’ai vraiment très envie de voir ce que nous réserve Camilla Läckberg avec la suite des aventures d’Erica et de Patrik qui sont des personnages avec lesquels on ne s’ennuie pas et qui je pense, ont encore beaucoup à donner sur de prochaines affaires!

Je vais citer la quatrième de couverture qui résume parfaitement sur quoi j’aimerais terminer cette critique « dans ce deuxième volet des avenures d’Erica Falk [enfin dans ce roman on suit plutôt son mari vu qu’elle est dans les dernières semaines de sa grossesse et donc ne peut pas travailler mais passons], Camilla Läckberg excelle à tisser une intrigue jubilatoire, manipulant ses personnages dans une atmosphère provinciale lourde de secrets…
Mon seul regret c’est la couverture. J’ai du mal à comprendre ce qu’elle délivre comme message et je ne trouve pas qu’elle attise la curiosité du lecteur. Elle ne donne pas envie ça c’est clair. Quel dommage pour un si génialissime roman policier!! Je suis très heureuse qu’on me l’ai recommandé!
Et vous que lisez vous?
Marine 🙂

PS: Du coup au lieu de la couverture assez angoissante je trouve j’ai mis cette image bien plus détendu en image à la une, pour les plus curieux voici la couverture;

Ne t’inquiète pas pour moi – Alice Kuipers

#L’étédes20défis/2017

Défi n°10 – Lire un livre avec un animal sur la couverture terminé

Hello

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler d’un livre qui ne m’est pas inconnu puisque je l’ai déjà lu quelques fois mais c’était il y a si longtemps que j’avais très envie de vous en parler. C’est un livre très original puisqu’il n’y a ni dialogue, ni description ni réflexions ni pensées des personnages. Il est constitué de petits mots que s’échangent une mère et sa fille par le biais d’une porte de réfrigérateur. La mère et la fille ne se voient que très peu, elles se croisent à différents moments de la journée. Dès le début, on sent qu’il va se passer quelque chose. En effet, la mère va tomber malade. le rythme s’accélère, le temps devient plus précieux et la fille se rend compte qu’elle n’a pas été si présente que ça dans la vie de sa mère…

Un livre plutôt court mais très émouvant, qui nous rappelle qu’il faut profiter de la vie et surtout de ses proches parce que la vie n’est pas éternelle.

Cela surprend beaucoup de personnes cette forme de post it qui paraissent banals à première vue pourtant il n’en est rien. on comprend très vite qu’il se trame quelque chose et je trouve que justement c’est la force de ce roman de créer de l’émotion à travers des petits textes. Et il y a aussi ce qu’une superbe écrivaine (Lamia Berrada Berca pour la citer) avait dit le silence entre les mots compte tout autant que les mots…

Alice Kuipers a une façon d’écrire bien à elle mais qui ne nous laisse jamais indifférent. Dans ce roman, elle évoque la relation mère-fille et puis la maladie et tout ce qu’elle va changer dans leurs vies. Si vous avez aimez ce livre, je vous conseille également Deux filles sur le toit toujours par Alice Kuipers qui est un régal à lire, même si il n’est pas beaucoup plus joyeux que celui ci…

Bref ce roman est une petite pépitej’ai très envie de lire le troisième roman d’Alice Kuipers et je suis sûre que je ne serais pas déçue!

A bientôt

Marine 🙂

Treize petites enveloppes bleues et la dernière petite enveloppe bleue – Maureen Johnson

#L’étédes20défis/2017

Défi n°17 – Lire un livre qui vous permettrait de finir une série

J’ai enfin lu la suite de 13 petites enveloppes bleues et j’en suis très heureuse. Heureuse parce que la suite ne m’a pas déçu, heureuse de savoir ce qui est arrivé ensuite à Ginny, heureuse de savoir que toutes les lettres ne se sont pas perdues bref heureuse de lire La dernière petite enveloppe bleue.

Parlons d’abord du tome 1:

Ginny est une jeune américaine avec une vie plutôt rangée. Du jour au lendemain, elle reçoit un message de sa tante Peg qu’elle adorait mais qui vient de décéder… Elle lui a laissé treize petites enveloppes qui sans le savoir vont la faire voyager à travers l’Europe. Elle va partir avec juste un sac à dos, quelques affaires de rechange et les petites enveloppes bleues pour la guider…

J’aime beaucoup de choses dans ce roman, il figure dans mes romans préférés alors il sera difficile de vous faire part de tout ce que j’aime mais on peut essayer. Déjà le premier point et pas des moindres, c’est l’auteur. J’aime beaucoup l’écriture de Maureen Johnson, qui est hyper entrainante et originale. Elle a son univers à elle et je trouve qu’on le retrouve dans chacun de ses romans. Ensuite les personnages principaux qu’elle crée sont toujours atypiques, extrêmement attachants, souvent drôles, intelligents et souvent on a très envie de devenir amis avec eux. Ici, l’héroïne principale s’appelle comme je vous l’ai dit précédemment, Ginny. Elle a été très affecté par la mort de sa tante, mais ce message avec ces enveloppes va lui donner envie de partir sur les traces de ces enveloppes et quelque part sur les traces de sa tante. Sa tante était une artiste qui a beaucoup voyagé et qui était pour le moins originale. Ginny lui fait totalement confiance et je pense que très peu de personnes auraient le courage de partir quasiment les yeux fermés en faisant confiance à un membre de sa famille décédée. En effet, Ginny habitant aux Etats Unis, doit se rendre en Europe, sans appareils électroniques ni argent ni aucune aide pour les langues étrangères, sa tante s’est occupée de tout… Le voyage que Ginny va entreprendre va lui apprendre beaucoup de choses, que ce soit sur sa tante mais surtout sur elle même. Elle était assez timide en partant et se rend compte qu’elle a évolué grâce à ce formidable périple en Europe. Ginny est quelqu’un de très attachant déjà, mais surtout plutôt drôle et curieuse. Elle a envie de comprendre pourquoi sa tante lui a laissé toutes ses enveloppes, pourquoi elle ne lui avait jamais rien dit sur tout les gens que Ginny va rencontrer à travers l’Europe et surtout pourquoi Est-ce que lui elle ne lui avait pas dit qu’elle était malade… Ginny fait partie de ces personnages qui ne sont pas extraordinaires, elle n’a pas de super pouvoir mais pour moi elle fait partie de ces personnages qui quelque part nous marquent d’une façon ou d’une autre.

Les autres personnages sont eux aussi formidables. Je ne vous en parlerais pas ici au risque de vous spoiler par contre prenez garde dans la critique de la suite…

Que dire de plus sur ce bouquin à part que c’est un livre qui incontestablement nous donne envie de voyager, de recevoir des petites enveloppes bleues pour partir tel un aventurier à la rencontre de quelque chose de pas si inconnu… Un livre qui m’a marqué et que je relis souvent parce que l’écriture est vraiment chouette, parce que l’idée du roman est génial, parce que j’adore Maureen Johnson, parce que c’est un bon livre pour la jeunesse, parce qu’il se lit vite, parce qu’on a l’impression de découvrir avec l’héroïne des villes et parce que l’on ne s’ennuie jamais ♥

Parlons ensuite du tome 2:

Ginny pensait que tout était fini, qu’elle n’entendrait plus jamais parler de petites enveloppes bleues. Sauf que c’était avant de recevoir un message d’Oliver en Angleterre qui serait en possession des enveloppes… Une nouvelle aventure l’attend en Europe où cette fois ci elle ne sera pas seule…

J’essaye de ne pas trop en dire pour ne pas spoiler ceux qui parmi vous n’aurait pas lu ces livres mais c’est difficile. J’ai du attendre trois ans avant de pouvoir enfin savoir ce qui allait arriver à Ginny, ce que lui réservait la dernière petite enveloppe…

Elle va donc retourner en Angleterre pour rencontrer Oliver. Il impose quelques conditions mais Keith (attendez quelques secondes je vous le présente juste après) n’est pas d’accord et s’invite dans le voyage avec une amie à lui Ellis. Ils vont donc partir tous ensemble dans cette dernière aventure sur les traces de Tante Peg.

Alors parlons de Keith, pour ne pas trop en dire, je vous dirais que Keith et Ginny se sont rencontrés dans le tome 1 en Angleterre d’une manière un peu particulière et que Keith est un curieux personnage… Et Oliver également! Ces personnages vont comme on s’en doutez vivre pleins d’aventures, et même si la plupart du temps ils nous font sourire, il y a un moment très beau et émouvant à la fin…

Maureen Johnson a réussi à garder dans le tome 2 tout ce que j’ai aimé dans le tome 1 c’est à dire l’originalité, les voyages, les personnages originaux et attachants avec des passages drôles, d’autres un peu plus touchants bref une réussite!

Pour conclure cette critique je dirais que les deux livres sont super autant du point de vue -de l’intrigue -des personnages -des lieux où se déroulent l’action et – du rythme du récit.

Marine 🙂

Quelques citations du tome 1 pour vous donnez encore plus envie de lire 13 petites enveloppes bleues et sa suite

J’ai aussi décidé de faire ce que tu n’as jamais réussi à faire. Mais je sais que tu aurais aimé y parvenir… Je rentre à la maison.

 

Tu as inventé ce formidable jeu. Tu m’as fait venir ici, tu m’a fait faire toutes ces choses que je n’aurai jamais faites sans toi. Et même si tu me disais quoi faire, c’était à moi d’y parvenir. J’ai toujours pensé que je ne pouvais agir qu’avec toi, que tu me rendais plus intéressante. Mais il faut croire que j’avais tort. Honnêtement, il m’en a fallu des tripes, parfois. Tu aurais été fière de moi. Je suis toujours la même… J’ai toujours du mal à parler, parfois. Je fais des choses incroyablement stupides au mauvais moment. Mais, au moins, je sais de quoi je suis capable maintenant.

 

 

La 5 ème vague – Rick Yancey

#L’étédes20défis/2017

Défi n°2 terminé – Lire un livre de plus de 500 pages

Après une petite semaine d’absence me voilà de retour avec pleins de nouveaux avis lectures. Commençons avec la 5ème vague de Rick Yancey.

Mais de quoi ça parle? Kesako la 5ème vague?

L’histoire commence avec Cassie qui tente de leur échapper en courant. Mais qui sont-ils? Des extraterrestres bien décidés à exterminer les humains pour occuper la Terre. Petit problème on est bien loin des petits extraterrestres verts innocents à la E.T. Oh non, eux sont impossibles à différencier des humains… Pour l’instant ils ont lancé 4 vagues d’attaque:

1re Vague: Extinction des feux (ils coupent l’électricité plongeant le monde dans le chaos)

2ème Vague: Déferlante (dispersion d’une maladie mortelle transmise par les oiseaux et insoignable)

3ème Vague Pandémie (la maladie tue 97% de la population mondiale)

4ème Vague Silence (ils ont pris tout les enfants)

Et on se doute bien que la 5ème vague ne sera pas plus réjouissante…

 

Cassi (pour Cassiopée) a choisi de rester seule car elle ne peut faire confiance à personne. Elle a un seul but, survivre pour retrouver son petit frère Sammy. Elle avait respecté cette règle jusqu’au jour où elle rencontre Evan…

WOW. Je ne m’attendais pas à aimer autant. Pour être honnête la science fiction, les extraterrestres tout cet univers ne m’attire pas du tout d’habitude mais là le livre m’a happé. L’héroïne est formidable et les dialogues sont francs et réalistes. Pas de tirade de théâtre, pas de grand discours d’espérance, non une héroïne qui veut vivre et trouver son frère, un point c’est tout. L’invasion des extraterrestres n’est pas un thème original mais il est traité d’une façon nouvelle: le fait que l’héroïne principale puisse se débrouiller seule sans savoir besoin de personne j’ai vraiment trouvé ça super, ras le bol des histoires où la pauvre jeune fille ne peut rien faire seule. Bon elle va rencontrer un garçon et même si il va l’aider elle reste maitresse d’elle même et de (presque) toutes les décisions.

Un autre côté intéressant du roman, c’est sa mise en page. Quand on le tient dans ses mains, on voit bien qu’il est différent. Certaines pages sont noires (plus précisément quand on change de narrateur parce que je ne vous ai pas tout dit…) En effet l’histoire a deux narrateurs, Cassie étant le personnage principal et Ben Parrish étant le deuxième narrateur. Lui a été recruté par l’armée et va être dans la même escouade que le petit frère de Cassie.. (Ben Parish n’est pas inconnu à Cassie puisqu’elle était amoureuse de lui au lycée mais ce n’est qu’un détail parmi tant d’autres…).

 

J’ai beaucoup aimé les personnages particulièrement Cassie et Ben. Ils deviennent véritablement des personnes très différentes après l’arrivée des Autres. Des personnes plus fortes physiquement et psychologiquement même si leur situation est plus qu’instable. Le roman est fort, l’écriture fluide, avec de nombreux passages qui nous font réfléchir. Un roman Young adulte post apocalyptique , en d’autre termes: un roman adolescents après une invasion extraterrestre qui ont pour but d’avoir toute la Terre pour eux… Une lecture coup de cœur un peu particulière!

 

Quelques citations que j’ai relevé au fil de ma lecture:

Tu as ta promesse moi je t’ai toi. p354

 

Ne me laisse pas chuter. Ne me laisse pas perdre ma part d’humanité. p370

 

Je suis un requin qui avait rêvé d’être un homme. p472

 

La question n’est pas de savoir combien de temps nous serons là, mais ce que nous ferons de ce temps. p590

 

Quand arrive le moment où vous devez cesser de fuir votre passé, pour vous retourner et affronter la chose que vous pensiez ne pas pouvoir affronter – ce moment où votre vie chancelle entre abandonner et vous lever – quand ce moment arrive, et il arrive toujours, si vous ne pouvez vous redresser ni abandonner, voilà ce que vous faites: vous rampez.

Marine 🙂

PS: J’ai également après avoir lu le livre, vu le film. Il est bien mais sans plus… Pas convaincue… Ils ont zappé pleins de détails du livre qui prenait tout leur sens dans le livre je trouve. Je préfère largement le livre et si vous avez aimé le film lisez le livre 😉

Si loin de toi – Tess Sharpe

Pour cet avant dernier jour de juin, parlons de Si loin de toi, le premier roman de Tess Sharpe.

Sophie Winters a dix-huit ans et est très loin d’avoir une vie normale. En effet, elle a failli mourir deux fois. La première fois, elle a été agressé avec sa meilleure amie et à cause de cela a été opéré. Résultat, elle a beaucoup de mal à se déplacer et doit prendre des antidouleurs très forts. Elle devient vite accro et sa mère décide de l’envoyer chez sa tante pour se sevrer en quelque sorte. Sauf que quelques années plus tard, sa meilleure amie Mina se fait tuer sous ses yeux. Trouvant des médicaments sur Sophie, sa mère pense qu’elle a replongé et l’envoie dans un centre de désintoxication. L’histoire commence quelque temps avant que Sophie sorte du centre.

J’ai conscience que cela fait beaucoup d’informations d’un seul coup mais cela va vous permettre de mieux situer l’histoire. Comment vous dire? WOW. Ce roman m’a mis une véritable claque. Je ne m’étais pas attendue au dénouement, que ce soit l’explication du meurtre, le triangle amoureux qui prend une tournure auquel je ne m’étais pas attendue… Si vous avez envie de savoir lisez juste en dessous le passage en italique; si vous ne voulez pas de spoilers ne lisez pas le passage ci dessous!!

 

Si vous avez suivi, vous avez compris que Mina, la meilleure amie de Sophie est morte. Le frère de Mina, Trev aime beaucoup Sophie. Du coup, nous on pense qu’ils vont sortir ensemble… Sauf que retournement de situation, Sophie et Mina étaient amoureuses, sauf que Mina n’a jamais véritablement accepté cette situation et a préféré sortir avec plusieurs garçons…

 

L’histoire ne se passe pas qu’au présent; il y a beaucoup de flash backs et le passé se mélange au présent pour que l’on comprenne mieux tout ce qui s’est passé, les relations entre les différents personnages. L’enquête pour comprendre ce qui est arrivée à Mina prend une place importante de l’histoire et on ne peut lâcher le roman tellement on a envie de comprendre toute l’histoire…

J’aime quand les personnages ne sont pas superficiels, qu’ils sont développés et j’ai été servie! Ca fait vraiment du bien une histoire où les personnages nous surprennent plusieurs fois, n’ont pas que des qualités et où ils ont une rage de comprendre tellement grande. J’ai eu beaucoup de peine tout au long du récit pour Sophie et aussi pour Trev le frère de Mina. Les pages défilent, on ne peux s’empêcher de tourner les pages pour savoir ce qu’il va arriver ensuite. J’ai découvert la plume de Tess Share aujourd’hui et j’ai tellement aimé!! Un coup de ♥ immense pour un roman happant, très émouvant, captivant, mystérieux et happant!

Je vous le recommande!

Marine 🙂

PS/ Je voulais vous partager cette citation:

Les lumières nocturnes de Mina perdureront. Année après année. Trev les remplacera si elles faiblissent. Et je sais qu’un jour, quand je serai prête à rentrer à la maison, elles éclaireront mon chemin.
PPS/ L’image à la une ne laisse rien au hasard la fleur rose représente l’amour évidemment mais aussi le jardinage que pratique Sophie pour se vider l’esprit et la bague dorée au pouce fait elle aussi partie de l’histoire puisque les deux meilleures amies portent souvent deux bagues identiques aux pouces 😉