Au Bonheur des Dames – Emile Zola

**J’ai trouvé la photo à la une sur le blog la bookista, j’ai adoré la photo http://www.labookista.com/au-bonheur-dames-demile-zola-ed-folio-classique/ **

 

Hola! Aujourd’hui j’écris à propos d’un livre qui a traversé plus de deux siècles jusque nous, Au Bonheur des Dames d’Emile Zola écrit à la fin du XIX ème siècle. On a eu l’opportunité de le lire avec le lycée, une chance de découvrir un classique et de comprendre son succès.

Le résumé? A la fin du XIX ème siècle, de nouveaux magasins apparaissent et révolutionnent leur époque. Denise Baudu, venue du nord de la France, va découvrir ce qui se joue avec les grands magasins en arrivant à Paris en tant que vendeuse dans l’un de ses grands magasins: Au Bonheur des Dames…

 Avis

Ce fût vraiment une très bonne lecture, les descriptions m’ont complètement plongée dans l’atmosphère de l’époque sans m’ennuyer parce qu’il n’y a pas que ça. Il y a quelque chose de très moderne dans cette histoire et en même temps beaucoup de choses ont évolué depuis. Nos magasins de vêtements de prêt à porter n’ont rien à voir avec les magasins de l’époque où l’on vendait essentiellement du tissu qu’après les couturières des riches ou les femmes elles même si elles n’avaient pas les moyens cousaient et arrangeaient selon leurs envies et besoins. Le magasin est tellement important dans l’histoire qu’il en devient presque le personnage principal, il est un peu comme une personnification de la modernité à l’époque et de la nouvelle image des magasins. Petits points négatifs je n’ai pas aimé le personnage de Denise qui m’a insupporté une grande partie du roman je vous explique pourquoi plus bas…. Et j’aurais bien aimé qu’il y ait un narrateur qui donne parfois un point de vue sur l’histoire, un peu comme le ferait une voix off au cinéma.

Réflexion autour du roman

Egalité hommes/femmes?

Dans la partie explicative qui suit le texte, on nous explique que Zola insiste sur l’égalité hommes/femmes qui règle dans les grands magasins. Pourtant, je ne suis pas d’accord. Si on parle des magasins en eux même déjà, les hauts postes ne sont occupés que par des hommes. Vous me direz, oui mais il y a autant de vendeurs que de vendeuses. Oui mais les rôles importants ne sont que  (à l’exception de chef de rayon comme Mme Aurélie) occupés par des hommes. En même temps, on ne peut pas en tenir rigueur à Zola puisque à l’époque c’était comme ça donc bon… Du côté de la relation amoureuse peut-être qu’ils sont sur un pied d’égalité, Denise a une forte emprise sur Octave Mouret et l’influe dans ses décisions sans trop le vouloir. Donc là encore je ne suis pas sûre qu’ils soient vraiment sur un pied d’égalité, surtout qu’on a encore la relation patron/employée…

Modernité?

On pourrait aussi évoquer l’admiration de Zola face à l’avancée résolument moderne en accord avec la modernité des grands magasins. Dans le roman ce sont des magasins comme Au Bonheur des Dames, dans la réalité des magasins comme Les Galeries Lafayettes, le Printemps… C’est vrai que cela devait être impressionnant pour l’époque, ces immenses endroits où l’on trouvait de tout à des prix plutôt bas. Il devait y régner une atmosphère particulière avec toute cette foule, tous ces vendeurs et vendeuses s’agitant de tous côtés et les lieux qui ont l’air très beaux. Je trouve vraiment que ce roman a vraiment un aspect moderne pour l’époque.

Et enfin parlons de celle qui occupe la place centrale, Denise.

Denise incarne l’idéal féminin de Zola qui n’est pas celui de la majorité au XIXème siècle. Elle est effacée, douce, discrète, généreuse, simple, sensible, compatissante… et encore beaucoup d’autres qualités. Pourtant elle ne m’a pas plu tant que ça; je pense que ce qui fait le charme des personnages en général ce sont leurs qualités et leurs défauts. Hors dans ce livre, Denise ne semble avoir que des qualités. Parfois pendant ma lecture, j’avais envie de la secouer afin qu’elle prenne un peu plus sa vie en main et qu’elle se laisse moins faire. Par contre j’ai admiré son courage, ça peut paraitre complètement opposé à ce que je viens de dire mais pas tant que ça. Denise reçoit tout au long du roman de nombreuses critiques, de nombreuses méchantes remarques pourtant elle n’abandonne jamais. Elle se bat pour ses frères (d’ailleurs il est drôlement gonflé le Jean de dilapider son argent qu’elle a tant de mal à gagner en futilités au début!!). Elle repousse les avances de son ami Deloche pour pouvoir être avec l’homme qu’elle aime et a réussi à gravir des échelons (même si c’est en grande partie grâce à Mouray).

 

Pour conclure je dirais que j’aime la richesse d’écriture de ce roman, avec ces descriptions et ces personnages qui nous plongent dans l’atmosphère des grands magasins. J’aime l’écriture de Zola et la façon dont il donne son point de vue à travers le regard des différents personnages et j’aime l’aspect moderne d’Au Bonheur des Dames. Un classique de la littérature qui vaut le coup et qui ne déçoit pas!

Marine 🙂

 

 

 

 

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